Biographie

Violoniste avant tout, mais aussi chef d’orchestre, pianiste et compositeur, Anton Martynov a l’art d’entraîner son public vers de nouvelles expériences musicales. Virtuose de la première heure, issu de l’École Russe, il fait partie des grands solistes d’aujourd’hui, jouant un répertoire singulier qu’il enrichit de sa touche personnelle dans des salles et festivals de par le monde. Son jeu subtil et puissant est pour lui une manière d’invoquer les esprits. Sorte de Vivaldi des temps modernes, Anton Martynov est décrit par Ivry Gitlis comme « un musicien complet: magnifique violoniste, excellent pianiste, compositeur et chef d’orchestre – que pouvez-vous attendre de plus – tout cela en une personne! ».

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Né à Moscou dans une famille de physiciens, Anton Martynov commence le violon à l’âge de cinq ans. Il étudie à l’École et à l’Académie Gnessine avec Elena Malkina, Irina Svetlova, Vladimir Spivakov et Valentin Berlinski, puis avec Dora Schwarzberg à Brescia et avec Gigino Maestri au Conservatoire de Milan. En 1993, il enregistre le Concerto le Concerto Op. 77 de Brahms, distribué par la chaîne ARTE. Lauréat du Concours International de Stresa (1994), il intègre le Quatuor Anton à Paris et devient soliste de l’Orchestre Symphonique de Milan sous la direction de Riccardo Chailly. Il collabore avec Philippe Herreweghe pendant plusieurs années et joue régulièrement en soliste avec Les Musiciens du Louvre de Marc Minkowski. Sa pratique de divers instruments (alto, piano, clavecin et orgue outre le violon) et de la composition le mène à la direction d’orchestre, qu’il apprend avec Alun Francis et George Victor Dumanescu.

Au cours de ses dernières années, il se produit en France, Suisse, Royaume-Uni, Pays-Bas, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Brésil, Russie, Slovénie, Turquie et Bulgarie et joue avec l’Orchestre de la Suisse Italienne (Lugano), l’Ensemble Apollo (La Haye), le Maggio Musicale et le Modo Antiquo (Florence), les Sonatori de la Gioiosa Marca (Treviso), l’Orchestre de Chambre de Novossibirsk, la Camerata de Paris, l’Orchestre Cantelli (Milan) et les Orchestres Symphoniques d’Istanbul et d’Izmir.

On compte parmi ses partenaires : Martha Argerich, Boris Berezovsky, Andreas Brantelid, Gérard Caussé, Henri Demarquette, Ivry Gitlis (qu’il accompagne aussi au piano), Philippe Graffin, David Guerrier, Xavier Phillips, Vadim Repine, Vassilis Varvaressos, Enrico Fagone… En 2017, il participe à l’ouverture du festival de Bologne en trio avec Martha Argerich et Jorge Bosso.

Son répertoire inclut l’intégrale des Six Sonates et Partitas de Jean-Sébastien Bach, les 24 Caprices de Niccolò Paganini pour violon seul ainsi que ses propres transcriptions et compositions écrites aussi bien pour violon que pour orchestre et autres instruments. Son talent est salué par la pianiste Martha Argerich et le violoniste Ivry Gitlis auquel il dédie une Ouverture Biographique à l’occasion de ses 90 ans, célébrés à la Salle Gaveau à Paris.

Plusieurs de ses enregistrements live du festival de Lugano figurent dans les collections du « Martha Argerich Project » (EMI, Warner Music). Deux autres CDs sont dédiés aux compositeurs d’aujourd’hui Antonio Santana (Erol, 2014) et Alexander Mansourian (Brilliant Classics, 2017). Les deux premiers CDs de la série « Music for Two » avec Kremena Nikolova (NovAntiqua Records) ont fait la une du magazine « Péché classique » en 2016 et reçu la nomination de l’International Classical Music Awards en 2017. L’enregistrement du Concerto pour violon de Federico Maria Sardelli sous la direction de l’auteur (Brilliant Classics, 2014) a reçu 5 étoiles Diapason en 2014. Son enregistrement de l’intégrale de « La Stravaganza » de Vivaldi avec Sardelli et le Modo Antiquo va paraître chez Dynamic.

Directeur artistique des saisons « Rive Gauche Musique » de 2009 à 2015, Anton Martynov est le fondateur et directeur artistique, avec Michaël Guttman, du festival parisien Le Printemps du Violon dont la troisième édition aura lieue en mars 2018. Il est par ailleurs professeur de violon au Conservatoire Royal de Mons (Belgique) et assistant de Philippe Graffin au Conservatoire National Supérieur de Paris. Il joue un magnifique violon fait par le luthier napolitain Nicolò Gagliano en 1732.